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De l’importance maximale de la microcopy

La microcopy, définition

La microcopy, que l’on appelle également UX writing, c’est la façon dont on va choisir les mots et les phrases d’une interface afin de guider le mieux possible le parcours d’un utilisateur. « Dans un site web ou une app, il faut prendre soin des titres et des bodys, mais ne surtout pas laisser de côté les instructions de navigation et les boutons », explique Louis, concepteur-rédacteur.

Loin de constituer des détails, ces mots sont des liens directs avec les utilisateurs, ce sont eux qui vont les motiver, les accompagner et bien souvent accroître l’engagement et la conversion. La microcopy, c’est donc l’art d’humaniser les interfaces et de replacer le langage au cœur des interactions utilisateurs-écrans.

« Notre mission est d’attirer l’attention de l’internaute pour l’inciter à réaliser une action ou se diriger de lui-même vers la page dont il a besoin, le travail en parallèle sur les connexions entre les différentes pages est donc très important. » continue Lydie, directrice de création.

Une interaction ? Plutôt une conversation.

Pour comprendre l’importance de la microcopy, il faut bien garder en tête que les interactions humains-interfaces sont des échanges. Et pour bien communiquer, il faut parler la même langue. « Dans la vie de tous les jours, nous allons spontanément vers les gens qui parlent notre langue et connaissent nos codes, il en va de même pour les utilisateurs à qui nous nous adressons », affirme Louis.

Les mots choisis forment ainsi une conversation avec l’utilisateur et rendent l’interaction vivante, interactive, vraie. « D’ailleurs, c’est pour cette raison que l’on utilise souvent les questions dans nos CTA, continue Louis, car comme dans la vraie vie, ce sont bien souvent les questions qui structurent les conversations. »

Une question qui s’adresse aux futurs candidats chez sybilone.com (création agence)

Quand il y a peu de mots, autant trouver les bons

La bonne microcopy, c’est souvent celle qui est claire, concise et facile à comprendre. Mais si aller droit au but est important, la rédaction doit également permettre d’instaurer une relation de confiance entre la marque et l’utilisateur. Les jeux de mots et les traits d’esprit sont donc les bienvenus, tant qu’ils ne trahissent pas le message ni le ton de la marque.

« Avant d’être rédacteur, on est utilisateur, alors pour calibrer sa microcopy, il est souvent utile de se mettre dans la tête du client type, explique Lydie, on peut se demander si l’on souhaite être rassuré, motivé, diverti… » Côté grammaire, pour les deux rédacteurs, il n’y a pas de débat : il faut privilégier le présent dans la forme active et faire des déterminants possessifs de précieux alliés.

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Une bonne dose de réassurance avant le paiement chez Netflix.

Ainsi, l’UX writing se cache partout : les CTA, les textes des formulaires, les messages d’erreur, les infobulles, les éléments de réassurance, les messages de confirmation… « Et tous ces éléments sont autant d’occasions de faire vivre la conversation avec la marque et de guider l’utilisateur là où on le souhaite. »

D’autres exemples de microcopy réussies

maproduction.fr (création agence)
mailchimp.com
prix-plume.agencelafusee.com (création agence)
https://toutecrit.fr/ (création agence)