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Color Block, à la mode un jour, à la mode toujours !

Par Laurie Weill, Designer.

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Après l’engouement pour les années 80, c’est au tour des années 90 de revenir sur le devant de la scène. Le retour en force de cette esthétique se retrouve en effet partout depuis déjà quelques temps : sur nos écrans (coucou Stranger Things), dans notre dressing (coucou le 501), dans nos oreilles en soirée (coucou les Spice Girls) et même au rayon boisson (coucou le Cacolac).

Cette folie nostalgique pour cette période marquée par les débuts de la technologie, et surtout un imaginaire pop qui a envahi tous les médiums, a eu plusieurs visages ces dernières années. En matière de web design, on pense tout de suite au brutalisme qui a été un véritable raz-de-marée à partir de 2018, avec une DA marquée par une esthétique basique voir volontairement inesthétique, inspirée des débuts du HTML (coucou le wireframe de Balenciaga).

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Brutalist Websites

Cette année, j’observe trois tendances se dessiner à partir de cette décennie chérie de tous : le design Memphis (des visuels hauts en couleurs basés sur des formes asymétriques), les émojis simplifiés à l’extrême et, enfin, le color block. Le color block, comme son nom le laisse deviner, c’est l’utilisation de carreaux de couleurs, vifs et audacieux qui s’inspire… des tenues des années 90 !

Un peu d’histoire : le color block est en fait apparu il y a déjà bien longtemps pendant le mouvement artistique moderniste du XXe siècle. Pionnier de ce style, le peintre abstrait hollandais Piet Mondrian est surtout connu pour son œuvre classique Composition avec grand avion rouge, jaune, noir, gris et bleu (1921). Dans cette œuvre, Mondrian utilise des lignes noires pour délimiter des sections asymétriques de couleurs primaires plates sur un fond blanc. Parmi les autres figures clés du color block, nous pourrions citer l’exploration des interactions entre les couleurs de Josef Albers (notamment dans sa série Homage to the Square) ou bien encore les collages de couleurs découpées d’Henri Matisse.

Homage to the Square, Josef Albers

En fait, le color block, bien que partout en ce moment, est déjà là depuis longtemps, même dans la communication. On pense par exemple à Monoprix qui en a fait la base de sa charte graphique il y a déjà plus de dix ans et qui a utilisé ce système pour fêter ces 90 ans. Et cela se comprend bien : grâce à sa conception haute en couleurs, à son énergie et à ses contrastes, le color block permet d’impacter visuellement.

Aujourd’hui, on peut parler de « vintage-refreshed », puisque grâce au motion ou bien au développement web, le color block devient mobile, évolutif… Bref, un outil terriblement ludique et efficace pour créer des identités en mouvement. Aujourd’hui, le color block n’impose plus forcément de n’utiliser que des carrés ! Il s’agit toujours bien de la superposition de couleurs vives appliquées en aplats, mais la forme reste libre et peut explorer toute une palette de formes géométriques allant des rectangles aux cercles, des disques aux rayures…

À la mode hier, à la mode aujourd’hui, cette technique de conception est susceptible de rester demain en raison de sa simplicité et de son caractère presque universel.

LIPPI, un site inspiré par cette tendance développé par l’agence.
https://www.devenirfranchiselippi.com/